La démocratie prosôponiste par-delà la démocratie transactionnelle de Gérard Bensussan et de la Post-vérité: Mérites et limites de la démocratie transactionnelle face à la Post-vérité/ Deuxième partie
Comme d’aucuns pourraient le remarquer, les mérités de Gérard Bensussan portent avant tout sur le « courage philosophique » de penser autrement la démocratie et en proposant la Démocratie transitionnelle, qui réhabilite la doxa. En démocratie transactionnelle, on négocie à partir des opinions réelles. Cette Démocratie fait du conflit une chance pour le compromis et non une menace. Ainsi, dans cette Démocratie, la vérité est négociée et fragmentée par la délibération, car elle se construit « en plusieurs temps ». Voilà pourquoi le Tact comme éthique de la transaction s’inscrit en faux contre l’intransigeance morale.
Cependant, dans l’Ere de la Post-Vérité, la transaction, n’a plus droit de cité. Elle se retrouve paralysée et aphone. Les acteurs clés (qui ne sont plus des interlocuteurs), à savoir les TROLLS, ne cherchent pas la discussion sur la toile mais la polémique. Ils n’hésitent pas à mobiliser les Big Data pour cartographier les « failles » d’autrui, les nier et les étouffer dans l’œuf, contrairement aux Négociateurs qui rendent raison devant les autres.
